Votre parc automobile actuel se compose majoritairement de véhicules thermiques ? Pour son renouvellement, vous envisagez d’investir dans une flotte d’entreprise de voitures électriques à faibles émissions de CO₂ afin de répondre aux quotas de la loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) ?
Que ce choix soit motivé par des raisons écologiques, économiques ou réglementaires, la transition du thermique vers l’hybride rechargeable ou le
100 % électrique est un pivot stratégique. Composition du parc, fiscalité, bornes de recharge et coût total de possession (TCO) : voici un tour d’horizon des aspects clés pour réussir l’électrification de vos services.
Flotte d’entreprise de voitures électriques : c’est quoi ?
La flotte automobile désigne l’ensemble des véhicules (propriété ou LLD) dont disposent les collaborateurs d’une entreprise pour mener à bien leurs missions. Elle peut être constituée de :
- voitures de fonction ou de service (citadine, berline ou SUV) ;
- véhicules utilitaires légers (VUL) pour le transport de marchandises ;
- solutions de mobilité douce (vélos électriques, trottinettes).
Dans le cas d’une flotte d’entreprise de voitures électriques, les véhicules qui constituent le parc utilisent exclusivement un moteur électrique alimenté par une batterie haute performance. Si les parcs 100 % électriques étaient rares hier, ils deviennent la norme sous l’impulsion des zones à faibles émissions (ZFE) et des objectifs de décarbonation des entreprises (RSE).
Les différents degrés d’électrification pour votre société
Avant de basculer vers le tout électrique, il est essentiel de comprendre les options de mobilité électrique disponibles :
- le véhicule 100 % électrique (BEV) : Zéro émission à l’usage, idéal pour maximiser les avantages fiscaux ;
- l’hybride rechargeable (PHEV) : une solution de transition pour les gros rouleurs, combinant moteur thermique et électrique ;
- le véhicule hybride non rechargeable (HEV) : moins avantageux fiscalement en 2026, mais utile pour réduire la consommation de carburant sans contrainte de recharge.
Notez qu’il est indispensable de bien comprendre la différence entre un véhicule de service et un véhicule de fonction avant de définir votre nouvelle car policy électrique.
Que dit la loi au sujet de la flotte d’entreprise de voitures électriques ?
Depuis le 1er janvier 2022, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) impose aux entreprises une trajectoire de verdissement stricte. Ce cadre a été profondément remanié par la loi de finances pour 2025, qui a remplacé le système de quotas de renouvellement par une taxe incitative au verdissement des flottes.
Les entreprises concernées
L’obligation cible les entreprises du secteur privé gérant un parc de plus de 100 véhicules dont le PTAC est inférieur ou égal à 3,5 tonnes (voitures de fonction, de service et véhicules utilitaires légers).
| À noter Le périmètre devrait s’élargir d’ici 2028 aux flottes de plus de 50 véhicules, anticipant une généralisation de la mobilité électrique pour toutes les tailles de sociétés. |
Le nouveau barème de la taxe incitative au verdissement
Depuis la loi de finances pour 2025, les anciens quotas de renouvellement annuels (20 % / 40 % / 70 %) ont été supprimés. Ils sont remplacés par une taxe incitative basée sur le taux d’électrification du parc de véhicules légers de l’entreprise (TAI-RAVLFE, en forme courte TAI). Pour échapper à cette taxe, les entreprises doivent atteindre les seuils suivants :
- 15 % de véhicules à très faibles émissions en 2025 ;
- 18 % en 2026 ;
- 25 % en 2027 ;
- 30 % en 2028 ;
- 35 % en 2029 ;
- 48 % en 2030.
Le non-respect de ces taux impacte directement la fiscalité de votre parc automobile.
Sanctions et contrôles : ce qui change en 2026
Le non-respect du taux d’électrification expose l’entreprise au paiement de la taxe incitative, calculée sur l’écart entre le taux réel du parc et le seuil légal applicable. Plus l’écart est important, plus la taxe est élevée.
Les entreprises doivent désormais publier chaque année le pourcentage de véhicules propres intégrés. L’absence de publication de ce reporting est également sanctionnée.
Aussi, avec l’extension des Zones à Faibles Émissions (ZFE), les véhicules thermiques non conformes (vignettes Crit’Air 2 ou plus) se voient interdire l’accès aux centres-villes des grandes agglomérations, impactant directement l’activité des collaborateurs.
Pourquoi choisir des véhicules électriques pour son parc automobile ?
L’acquisition d’une flotte d’entreprise de voitures électriques n’est plus seulement une contrainte légale, c’est un levier de performance globale. Entre économies directes et valorisation de l’image de marque, les bénéfices sont concrets pour les gestionnaires.
Les avantages de la voiture électrique pour les entreprises
La voiture électrique est le pilier de la transition énergétique des sociétés. Si la production de la batterie a un impact initial, son cycle de vie complet génère nettement moins d’émissions de gaz à effet de serre qu’un véhicule thermique.
- Qualité de l’air et silence : en plus de réduire l’empreinte carbone, ces véhicules luttent contre la pollution sonore, un atout majeur pour le confort des collaborateurs et des citadins.
- Accès illimité aux ZFE : contrairement aux moteurs diesel ou essence, les véhicules électriques bénéficient d’une vignette Crit’Air 0, garantissant l’accès permanent aux centres-villes, même lors des pics de pollution.
- Image RSE : verdir sa flotte renforce l’image de l’entreprise auprès des clients et des talents (marque employeur), devenant souvent un critère différenciant lors des appels d’offres.
Optimiser le TCO : la rentabilité réelle d’une flotte d’entreprise de voitures électriques
Le prix d’achat d’un modèle électrique est souvent supérieur, mais le coût total sur la durée de détention (3 à 5 ans) est désormais en faveur de l’électron. En 2026, on estime qu’une compacte électrique permet une économie de 20 % à 35 % sur son TCO annuel par rapport au thermique.
- Économies d’énergie : le coût de la recharge électrique (notamment sur site ou à domicile en heures creuses) reste bien inférieur aux dépenses de carburant.
- Maintenance simplifiée : l’entretien est environ 30 % moins cher. Pas de vidange, pas de courroie de distribution, ni de système d’échappement, et une usure des freins réduite grâce au freinage régénératif.
Fiscalité RH : l’avantage en nature (AEN) est plafonné et bénéficie d’abattements fiscaux importants (jusqu’à 50 % ou 70 % selon les configurations en 2026), ce qui réduit les charges sociales pour l’employeur et l’impôt pour le salarié.
Quelles aides pour électrifier la flotte automobile de son entreprise ?
Le verdissement d’une flotte automobile représente un investissement initial. En 2026, le paysage des aides a été fortement recentré : certains dispositifs historiques ont disparu, mais des leviers efficaces subsistent pour compenser le prix d’achat plus élevé des modèles électriques et l’installation des bornes de recharge.
Les aides directes à l’achat ou à la location
- Prime CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : devenue la principale aide en 2026, versée par les fournisseurs d’énergie pour l’achat ou la location (≥ 24 mois) d’un véhicule électrique neuf. Montant variable selon le modèle et le poids du véhicule. Cumulable avec les aides régionales jusqu’au 31 décembre 2026.
- Prime au rétrofit électrique : maintenue, jusqu’à 5 000 € pour la conversion d’un véhicule thermique en électrique.
- Aides locales et régionales : variables selon les territoires (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Grand Est sont parmi les plus actifs). À vérifier auprès de votre collectivité.
- Aides ZFE : certaines métropoles proposent des primes supplémentaires pour les entreprises situées en Zone à Faibles Émissions.
| Bon à savoir Dispositifs supprimés à ne plus confondre Le bonus écologique a été supprimé pour toutes les personnes morales depuis décembre 2024 (décret n° 2024-1084 du 29 novembre 2024). La prime à la conversion a également été supprimée pour les entreprises en 2026. |
Les avantages fiscaux
- Exonération totale des taxes annuelles : les véhicules 100 % électriques sont exonérés de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et de la taxe annuelle sur les polluants atmosphériques.
- Exonération du malus au poids (masse) : totale pour les véhicules 100 % électriques ou hydrogène en 2026.
- Exonération totale ou partielle de la taxe sur la carte grise : le montant est propre à chaque région et peut être réévalué chaque année.
- TVA déductible à 100 % sur l’électricité utilisée pour la recharge, pour les véhicules utilitaires et les voitures particulières.
- Abattement sur l’avantage en nature (AEN) : pour le salarié, l’utilisation d’une voiture électrique de fonction bénéficie d’un abattement de 70 % (plafonné à 4 641 €/an en 2026) sur le calcul de l’avantage en nature.
- Suramortissement de 40 % sur la valeur du véhicule électrique, avec des plafonds selon le taux d’émission :
| Taux d’émission de CO₂ | Plafond |
| Inférieur à 20 g de CO₂/km | 30 000 € |
| 20 à 50 g de CO₂/km | 20 300 € |
| 50 à 130 g de CO₂/km | 18 300 € |
| Supérieur à 130 g de CO₂/km | 9 900 € |
Les aides dédiées aux entreprises pour électrifier un parc auto
En 2026, une entreprise peut électrifier son parc grâce à trois grands leviers : les aides à l’achat de véhicules électriques, la prime au rétrofit pour convertir l’existant, et les aides à l’installation de bornes de recharge. Des aides locales et sectorielles peuvent compléter le financement.
- Prime CEE « Coup de pouce Véhicules particuliers électriques » : aide à l’achat ou à la location d’une voiture électrique neuve, accessible aux entreprises pour certains véhicules et via des conditions précises de prix, de poids et de durée de location.
- Prime CEE véhicule professionnel : pour les entreprises, une aide existe aussi sur certains véhicules électriques de flotte, avec des montants plus modestes que le bonus grand public.
- Prime au rétrofit : permet de transformer un véhicule thermique en véhicule électrique, utile pour prolonger la vie d’un parc existant tout en réduisant les émissions.
- Prime Advenir : finance l’installation de bornes de recharge en entreprise, surtout pour des usages ciblés comme les poids lourds, les autocars ou certains sites professionnels spécialisés.
- Aides locales : régions, métropoles, départements et communes peuvent ajouter des subventions pour les véhicules ou les bornes.
- Aides sectorielles ou appels à projets : certains dispositifs ciblent des flottes spécifiques, comme les utilitaires, les poids lourds ou les activités de location.
Qu’en est-il de la prime Advenir en 2026 ?
Le programme Advenir reste actif en 2026 pour financer l’installation de bornes de recharge. Les enveloppes se concentrent désormais sur les parkings de flottes d’entreprise et les points de charge ouverts au public, avec une subvention pouvant couvrir une partie du coût des travaux.
Notez que le volet destiné aux professionnels des services de l’automobile (garagistes, stations-service, loueurs courte durée) a été définitivement arrêté au 31 décembre 2025.
Quel système de recharge choisir pour sa flotte d’entreprise de voitures électriques ?
Bornes de recharge : les obligations légales pour les entreprises
Les entreprises qui mettent des véhicules électriques à la disposition de leurs collaborateurs doivent également installer des bornes de recharge. Cette obligation est encadrée par la loi LOM et le Code de la construction, et dépend de la taille du parc de stationnement ainsi que de la nature du bâtiment (neuf, rénové, tertiaire existant).
À titre indicatif :
- les parcs automobiles d’une capacité inférieure à 40 véhicules doivent équiper 10 % des places de stationnement avec une borne de recharge électrique ;
- les parcs automobiles d’une capacité supérieure à 40 véhicules doivent équiper 20 % des places de stationnement avec une borne de recharge électrique.
Bien qu’il s’agisse d’une obligation légale, l’installation de bornes de recharge s’avère être un atout de taille pour les collaborateurs :
- ils n’ont plus à sortir de l’entreprise pour recharger leur voiture ;
- ils sont plus enclins à adopter un véhicule électrique lorsque tout est mis en œuvre dans l’entreprise pour en faciliter l’usage.
Les entreprises peuvent également mettre des bornes de recharge à la disposition des collaborateurs en dehors du lieu de travail. Celles-ci peuvent être installées au domicile des collaborateurs. Ces derniers ont ainsi la possibilité de facilement recharger leur véhicule à leur domicile, sur leur lieu de travail ou même en itinérance, les bornes de recharge électrique étant de plus en plus déployées sur le territoire français.
Les critères de choix d’une borne de recharge pour flotte d’entreprise
Choisir la borne idéale pour une flotte d’entreprise de voitures électriques en 2026 ne se résume plus à une question de puissance, mais de pilotage intelligent. Avec l’augmentation du nombre de véhicules électriques, la gestion de la charge est devenue le nerf de la guerre pour éviter de faire sauter le compteur (et la facture d’abonnement électrique).
Chaque véhicule possédant des caractéristiques qui lui sont propres, il est recommandé de diversifier les points de charge, que ce soit pour la recharge classique ou rapide, afin de s’adapter à toutes les situations.
Voici les critères et modèles à privilégier pour votre entreprise.
Puissance des bornes de recharge : adapter le choix à l’usage
En ce qui concerne la puissance des bornes de recharge, plusieurs niveaux existent : de 3,7 à 100 kW. Le choix dépend principalement du temps de stationnement de vos véhicules.
- 7,4 kW (Monophasé) : idéal si les véhicules restent stationnés toute la nuit ou toute la journée (collaborateurs sédentaires).
- 22 kW (Triphasé) : c’est le standard “polyvalent” pour les flottes. Elle permet de récupérer environ 100 km d’autonomie en 1h30, parfait pour les véhicules qui font des rotations.
- 50 kW et + (DC – Rapide) : à réserver aux besoins critiques (ex: logistique, messagerie) où les véhicules ne s’arrêtent que 30 minutes. Coût d’installation très élevé (comptez > 15 000 €).
Les fonctionnalités clés d’une borne de recharge professionnelle
Pour une gestion de flotte optimisée, votre borne doit impérativement être smart, c’est-à-dire :
- le pilotage énergétique (Smart Charging) : la borne module sa puissance en temps réel selon la consommation du reste du bâtiment. Cela vous évite de payer un abonnement électrique surdimensionné ;
- contrôle d’accès (RFID/App) : indispensable pour identifier qui charge quoi, surtout si vous avez des véhicules de fonction et des véhicules de service, ou si vous ouvrez vos bornes aux salariés/visiteurs ;
- compatibilité OCPP : c’est le langage universel des bornes. Choisissez une borne OCPP 1.6 ou 2.0.1 pour pouvoir changer de logiciel de gestion de flotte sans avoir à changer vos bornes physiques.
L’électrification des flottes automobiles permet aux entreprises de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et d’engager une politique de mobilité plus verte. Votre entreprise envisage d’investir dans des véhicules hybrides ou électriques pour le renouvellement de son parc ? Notre logiciel de gestion de flotte automobile simplifie cette transition. GAC Car Fleet s’adapte à tous les véhicules et vous permet de comparer, en quelques secondes, le TCO d’un modèle thermique, hybride ou électrique.
N’hésitez pas à contacter notre équipe commerciale pour en savoir plus sur la gestion des véhicules électriques avec GAC Car Fleet !
FAQ – Tout savoir sur la flotte d’entreprise de voitures électriques
Une flotte représente l’ensemble des véhicules possédés ou loués par une entreprise et utilisés par ses employés dans le cadre de leurs fonctions, selon le domaine d’activité.
À noter que les véhicules qui composent cette flotte doivent être adaptés aux besoins de mobilité de l’entreprise. Par exemple, une société spécialisée dans le transport de marchandises aura besoin d’une flotte de camions et de poids lourds, tandis qu’une entreprise de services privilégiera les voitures de fonction pour faciliter les déplacements de ses employés.
L’assurance d’une flotte auto électrique fonctionne de manière similaire à celle d’une flotte de véhicules conventionnels, mais avec quelques différences spécifiques à prendre en compte. En effet, les assureurs :
- tiennent compte des caractéristiques propres des véhicules électriques, telles que leur coût de remplacement potentiellement plus élevé en raison des batteries et de la valeur des véhicules ;
- peuvent proposer des polices d’assurance adaptées aux besoins spécifiques de la recharge des véhicules électriques, incluant la couverture pour les bornes de recharge et les équipements connexes.
Aussi, les primes d’assurance peuvent varier en fonction de facteurs tels que l’historique de conduite des conducteurs, la taille de la flotte et les politiques de sécurité mises en place.
Les véhicules électriques vieillissent différemment des véhicules à moteur thermique. Voici quelques points clés :
- leur batterie peut perdre de sa capacité au fil du temps, affectant l’autonomie ;
- les voitures électriques nécessitent généralement moins d’entretien que les modèles thermiques, mais peuvent tout de même s’user avec le temps ;
- des mises à jour logicielles peuvent être nécessaires pour maintenir les performances ;
- comme pour tout véhicule, ils peuvent subir une usure et une corrosion.
En général, les véhicules électriques ont une durée de vie comparable. L’entretien régulier reste essentiel pour maximiser leur durée de vie et leurs performances.
Gestion de parc auto : le guide complet
La gestion de parc automobile présente des défis majeurs pour les gestionnaires de flotte. Électrification, optimisation des coûts, sécurité, fiscalité, prise en compte des aspects économiques, écologiques et réglementaires… On vous explique tout.
